03.01.2012

Tellement dur...

Je sais que je ne rempli plus beaucoup de pages depuis un ou deux ans. C'est que tout va bien, que nous avons pris nos marques, trouvé notre quotidien. C'est également parceque j'ai perdu le besoin de me confier peut-être.

J'écris en général sur les choses qui me touchent.

Et c'est le cas aujourd'hui.

J'ai mal par empathie, mal pour cette mère qui a perdu ses deux petites filles, mal pour l'adolescente qu'elle a été, qui a compté parmi mes amies proches, mal de l'injustice du  hasard qui a coûté la vie à deux enfants et détruit la vie de toute une famille.

Car on peut dire que les gens sont forts, qu'ils ont du caractère, qu'ils remonteront la pente. Oui, peut-être, mais la blessure est là, présente, mal cicatrisée, prête à suinter même après des années. Il ne peut en être autrement. Cette douleur, je pense que tous les anciens de Ouaga, ses amis, ses proches  aimeraient en absorber un peu pour atténuer celle d'Anne et de sa famille. 

Ce sentiment d'impuissance, cette envie d'être présente, de soutenir et son inadéquation... En quelle qualité on peut se montrer présent et consolateur dans la douleur de quelqu'un que l'on n'a pas revu depuis 20 ans et dont les seuls contacts depuis sont des mails épistolaires.

Alors, désolée, c'est très personnel, mais j'ai besoin de le crier et en même temps, je n'ai pas vocation qu'elle m'entende, alors je le crie sur mon blog, car au moins, cela ne fera pas de bruit et cela ne restera que entre nous, sans saoûler personne, sans  obligation de réponse.

JE SUIS DE TOUT COEUR AVEC TOI DANS CE SI TRAGIQUE EVENEMENT. Et je sais que nous sommes nombreux dans la douleur et l'impuissance.

 Que le temps passe et fasse son oeuvre, que tu sois -avec tes proches- très entourée, que tu trouve la volonté d'avancer malgré le manque d'envie.Que le sourire revienne un jour sur le visage de tes autres enfants.

Les mots ne servent à rien, ils ne peuvent guérir les maux, mais que quelqu'un les trouve, les dise, vous donne un accès à l'acceptation de l'innacceptable.  Que les gens vous ouvrent leur coeurs et leurs bras pour que la solitude ne s'ajoute pas à votre douleur. que,   que,    que   ... Rien, on ne peut rien faire et c'est insupportable

03.06.2011

trois vies chinoises

De Dai Sijiie.

Dans la mal nommée île de la noblesse, trois histoires,  trois destins, trois tragédies parallèles dans un décor de dammnés. Progéria, déchets toxiques, prison...  On entre dans une réalité qui fort heureusement n'est pas la nôtre mais dont nous avons notre part de responsabilité. Un quotidien très éloigné du nôtre et dont la lecture est déjà bien pesante mais tellement humaine. A lire  !

31.05.2011

Avec le temps...

Va tout s'en va...

Oui, un an déjà que je n'ai pas écris, ce n'est pas que l'envie ou les anecdotes ont manqués mais tant de choses à faire... Les enfants ont grandi, Maxence est en CE1, bientôt le CE2, Léandre va entrer en petite section de maternelle, il est propre et parle (enfin) depuis quelques mois. Mickaël est à fond dans son boulot et j'ai quelque peu vieilli...

Certains ont agrandi leur famille, d'autres ont perdu un être proche, ont célébré leurs 60 ans, sont malades, ont trouvé leur moitié, ont refait leur vie...  Nous ne prenons pas assez le temps de partager fortunes et infortunes, mais même de loin, elles nous touchent et nous pensons aux êtres qui nous sont chers. Alors, courage Camille, Michèle, Marie-Laure,  bonne fête maman et belle maman, joyeux anniversaire petit frère, Zozo, on a tjrs envie de vous voir, amis lointains, famille éloignée...

Et le temps du bilan, pour moi... Contrairement à beaucoup, j'ai apprécié ce congé parental, mais il faut dire que les infrasctructures proches étaient là pour rendre les choses agréables... Une crèche, qui m'a permis de faire les courses sans un loulou sur les bras et de suivre des ateliers bien sympas comme de la calligraphie, de l'enluminure, de l'aquarelle, une bibliothèque très fournie avec un accueil chaleureux, des voisins ultra sympas et une ville qui a su surpasser la misère culturelle en s'attachant à proposer des expos, ateliers et concert gratuits. Nous sommes dans une ville très cosmopolite et qui a su en faire une richesse et éviter les clivages. De par la proximité de Paris, beaucoup d'hommes font la route et beaucoup de femmes sont au foyer à s'accuper d'enfants ou à temps partiel pour gérer au mieux le quotidien. Cela m'a permis de voir que les mentalités variaient énormément d'une ville à l'autre, et mes choix personnels qui semblaient choquer à Rouen sont monnaie courante ici. Les amis et la famille me manquent, mais j'ai été libérée du regard des autres, du poids du "bien-pensant" qui n'est que géographique et contextuel.  Maintenant je sais que l'année qui va suivre va être plus compliquée, va demander organisation, réorganisation et beaucoup de recherches...  J'espère juste qu'on ne me demandera pas à tout bout de champ "alors, le boulot ?". Si je n'en parle pas, c'est que rien n'est fait ou définitif. J'ai fais un choix d'éducation et je compte m'y tenir, ce sera les enfants avant et ma carrière ensuite, je sais que cela dérange, que ça ne reflète pas les opinions de beaucoup, mais on ne manque de rien, on est heureux, on ne va pas à l'encontre de la morale...  Voilà, maintenant, j'espère juste que je trouverai rapidement, histoire de rentrer dans les rangs et de ne plus "déranger" par mes choix de "galérienne" !

Désolée d'être peut-être brutale pour certains, mais ce congé m'a permis de prendre conscience de bien des choses et je refuse de me retrouver à nouveau enfermée dans le regard des autres, alors j'ai anticipé.  Maintenant, je ne suis pas non plus inconsciente, je sais que ce que je recherche n'est pas facile à dénicher, que mon âge ne joue pas en ma faveur, mais j'assume.

26.07.2010

Bah tien, ça faisait longtemps !

Bonjour, bon, pas bien fidèle au poste.

Bon, tout plein de choses à dire, forcément, avec une si longue absence... OUtre le temps, nos ordinateurs (qui plante pour l'un et que croit son écran sur courant alternatif pour l'autre) jouent un peu trop sur mes nerfs pour que je m'attarde sur eux régulièrement...

Tout va bien, juste quelques "révisions" de nos loulous à faire... Maxence va avoir des appareils dentaires, Léandre va être opéré à la rentrée (végétations et drains). Et une voiture qui fuit...

Nos (courtes et intenses) vacances se sont bien passées. Nous avons vu plein de monde que nous aimerions pouvoir voir plus souvent. 

Je ne rentre pas dans les détails (trop long). peut-être quelques photos ultérieurement (mais je ne peux pas avec cet ordi puisqu'il plante dès que je charge quelque chose.


En attendant, j'ai deux références de livres à vous soumettre.

Album pour enfant : L'oiseau à miel d'April Pulley Sayre et illustré par S-D Scindler aux édition archimède/L'école des loisirs. Outre une histoire pleine de dépaysement, je suis tombée sous le charme des illustrations. Absolument magnifiques.

Et puis, deuxième référence -et pas des moindres- Danièle Digne, pour A dos les sens. Recueil de poésie que les éditions Edilivre (sur internet) ont eut le bon goût de publier. Aux dires de mon entourage local, c'est agréable, facile à lire et plein d'humour. Moi, je ne peux émettre mon opinion, car elle manquerai d'objectivité, c'est ma maman l'auteur...

21.04.2010

Vacances et reprise

Que dire sur ces dernières semaines. A la fois plein de détails et rien de spécial... Nous avons consulté un orthodontiste pour Maxence, il va avoir un appareil à chaque mâchoire ainsi que des extraction (probablement).

Les vacances se sont bien passées, dans l'ensemble, Mickael devait partir 2x4 jours sur chacune des semaines, mais il est revenu à chaque fois un peu plus tôt que prévu. Nous avons visité une chocolaterie avec maman, reçu Chantal et Anicet, été voir une grand tante, sommes allés à la piscine...

Ce Week end, nous avons reçu Céline et Alexandre et avons visité Versailles ensemble. Sympa malgré le monde. Il a fait super beau et les enfant ont été très très très cool !!!!

Ca fait beaucoup de bien !

09.04.2010

Belle du seigneur

Belle du Seigneur

D'Albert Cohen.

L'histoire d'un amour démesuré, avec ses propres codes, orienté quasi uniquement à montrer son meilleur profil à l'autre. On ne s'identifie pas du tout aux personnages, trop passionnés, déraisonnables et pourtant si proches de ce que nous pourrions être.

Néanmoins, la société et les personnalités sont traités avec finesse. J'ai énormément apprécié cette "photographie" des relations hiérarchiques. Bien aimé également les changements de focale, allant dans le fourmillement des pensées personnelles, me retrouvant dans le fouillis des idées : on passe du récit à la pensée, de la pensée aux murmures des cœurs, on revient au tangible pour s'enfoncer dans la folie.

C'est un livre qui marque, mais amateurs de romans "faciles", s'abstenir, car c'est un pavé de plus de 800 pages très éloigné des romans à l'eau de rose et qui ne se lit pas comme un J. K. Rowling.

Voici l'avis de l'un de ses lecteurs :

C’est un triomphe. Un chef d’œuvre impalpable. Le genre de livre qui vous échappe, même si on l’agrippe à deux mains pour le lire et le relire jusqu’à s’en imprégner. Il vous échappe, il s’introduit si profond en vous que vous ne pouvez le maîtriser.
Car il est trop réel, trop agité, il vous essouffle ou vous gonfle la poitrine, enfle, se convulse, puis se redresse, ridicule, magnifique. Oh non, ce n’est pas le genre de roman linéaire - début développement fin - qu’on va refermer reposé, satisfait, déjà loin.
Ariane et Solal, esclaves et fous, conscients de leur folie mais trop fascinés pour vouloir en sortir. Ariane, prisonnière des masques que sa beauté lui inspire. Ariane ne soupire pas, elle se regarde soupirer, met en scène, calcule, meuble sa solitude en modelant un personnage. Solal, prince noir du cynisme, est torturé par le besoin de crier son désespoir et sa haine de l’amour dans les bras d’une femme, paradoxe salvateur. Et plus leur amour est sublimé, plus les amants s’enferment dans l’angoisse : ah ! Elles sont terribles, ces pensées graves et solitaires qu’on ne peut partager. Ils sont beaux pourtant, quand ils se regardent dans la glace, ils se sourient, mais qui sont-ils, ces deux étrangers, statues aux lèvres si rouges, si passionnées derrière la glace, mais si froides au toucher. Et les statues dansent, dansent autour du miroir, le franchissent, se déchirent sur les éclats de verre, mais les statues ne saignent pas, elles dansent, dansent et se sourient.

Les Invités

De Pierre Assouline.

Nous sommes emportés dans l'univers bourgeois parisien, avec ses codes et manières, le tout autour d'un diner préparé avec une minutie d'horloger. C'est compter sans l'inattendu ! Cela peut sembler excessif, et pourtant...

La nostalgie de l'ange

La nostalgie de l'ange.

d'Alice Selbold.
Il commence par la fin d'une adolescente et puis... On ne sait où cela nous emmène, mais c'est tout plein d'émotions.  J'aime...

Une seconde avant Noël

Livre de Romain Sardou.

Auteur atypique dans son imaginaire, il me déroute souvent mais pour mon plus grand plaisir...
Une seconde avant noël m'a emportée dans le pays du merveilleux. Comment passer un bon moment -trop rapide- et revisiter son enfance et ses contes.
A mettre dans toutes mains adultes ayant gardé une âme d'enfant. Un beau cadeau.

J'ai adoré !

 

 

15.03.2010

Adieu le poète

J'ai grandi à l'ombre des chansons de Jean Ferrat, de sa voix mélodieuse, de ses textes si beaux, de sa musique, hantée de violons. Que dire d'un homme que je n'ai connu que par ses textes, il ne m'était rien, mais il a néanmoins nourrit mes souvenirs d'enfance,il m'a  consolée lors de mes chagrins d'amours adolescentes, convaincue par la justesse de ses mots dans ma vie d'adulte.

Il a apporté à tous du rêve et de la poésie. Certains diront que c'était une autre époque, une génération vieillissante. Il n'en est rien, ceux qui le pensent n'ont pas fait l'effort de lire ses derniers textes. Car oui, il est des chansons qui s'écoutent et qui s'oublient, mais il en est qui se lisent, dont il faut s'inprégner du sens, et c'était le cas de J. Ferrat.

Alors voilà, c'était un homme que je n'ai pas connu, mais je pleure néanmoins l'artiste car il m'a fait rêver, pleurer, rire, réfléchir, j'ai grandi avec ses mélodies et je vieillirais avec elles. 

Pour terminer,  un gros bisou à mon papa à qui ce décès a dû faire un choc, car c'est lui qui me l'a fait découvrir et apprécier.

DE la poésie...

Nous dormirons ensemble

by Jean Ferrat

Que ce soit dimanche ou lundi
Soir ou matin, minuit, midi
Dans l'enfer ou le paradis
Les amours aux amours ressemblent
C'était hier que je t'ai dit
Nous dormirons ensemble

C'était hier et c'est demain
Je n'ai plus que toi de chemin
J'ai mis mon cœur entre tes mains
Avec le tien comme il va l'amble
Tout ce qu'il a de temps humain
Nous dormirons ensemble

Mon amour ce qui fut sera
Le ciel est sur nous comme un drap
J'ai refermé sur toi mes bras
Et tant je t'aime que j'en tremble
Aussi longtemps que tu voudras
Nous dormirons ensemble

Aux sujets plus graves

nuit et brouillard

by Jean Ferrat

Ils étaient vingt et cent, ils étaient des milliers
Nus et maigres, tremblants, dans ces wagons plombés
Qui déchiraient la nuit de leurs ongles battants
Ils étaient des milliers, ils étaient vingt et cent

Ils se croyaient des hommes, n'étaient plus que des nombres
Depuis longtemps leurs dés avaient été jetés
Dès que la main retombe il ne reste qu'une ombre
Ils ne devaient jamais plus revoir un été

La fuite monotone et sans hâte du temps
Survivre encore un jour, une heure, obstinément
Combien de tours de roues, d'arrêts et de départs
Qui n'en finissent pas de distiller l'espoir

Ils s'appelaient Jean-Pierre, Natacha ou Samuel
Certains priaient Jésus, Jéhovah ou Vichnou
D'autres ne priaient pas, mais qu'importe le ciel
Ils voulaient simplement ne plus vivre à genoux

Ils n'arrivaient pas tous à la fin du voyage
Ceux qui sont revenus peuvent-ils être heureux
Ils essaient d'oublier, étonnés qu'à leur âge
Les veines de leurs bras soient devenues si bleues

Les Allemands guettaient du haut des miradors
La lune se taisait comme vous vous taisiez
En regardant au loin, en regardant dehors
Votre chair était tendre à leurs chiens policiers

On me dit à présent que ces mots n'ont plus cours
Qu'il vaut mieux ne chanter que des chansons d'amour
Que le sang sèche vite en entrant dans l'histoire
Et qu'il ne sert à rien de prendre une guitare

Mais qui donc est de taille à pouvoir m'arrêter ?
L'ombre s'est faite humaine, aujourd'hui c'est l'été
Je twisterais les mots s'il fallait les twister
Pour qu'un jour les enfants sachent qui vous étiez

Vous étiez vingt et cent, vous étiez des milliers
Nus et maigres, tremblants, dans ces wagons plombés
Qui déchiriez la nuit de vos ongles battants
Vous étiez des milliers, vous étiez vingt et cent

Au beau rêve utopique...

La paix sur terre

by Jean Ferrat

Nous ne voulons plus de guerre
Nous ne voulons plus de sang
Halte aux armes nucléaires
Halte à la course au néant
Devant tous les peuples frères
Qui s'en porteront garants
Déclarons la paix sur terre
Unilatéralement

La force de la France c'est l'esprit des Lumières
Cette petite flamme au cœur du monde entier
Qui éclaire toujours les peuples en colère
En quête de justice et de la liberté

Nous ne voulons plus de guerre
Nous ne voulons plus de sang
Halte aux armes nucléaires
Halte à la course au néant
Devant tous les peuples frères
Qui s'en porteront garants
Déclarons la paix sur terre
Unilatéralement

Parce qu'ils ont un jour atteint l'Universel
Dans ce qu'ils ont écrit cherché sculpté ou peint
La force de la France c'est Cézanne et Ravel
C'est Voltaire et Pasteur c'est Verlaine et Rodin

Nous ne voulons plus de guerre
Nous ne voulons plus de sang
Halte aux armes nucléaires
Halte à la course au néant
Devant tous les peuples frères
Qui s'en porteront garants
Déclarons la paix sur terre
Unilatéralement

La force de la France elle est dans ses poètes
Qui taillent l'avenir au mois de mai des mots
Couvrez leurs yeux de cendre tranchez leur gorge ouverte
Vous n'étoufferez pas le chant du renouveau

Nous ne voulons plus de guerre
Nous ne voulons plus de sang
Halte aux armes nucléaires
Halte à la course au néant
Devant tous les peuples frères
Qui s'en porteront garants
Déclarons la paix sur terre
Unilatéralement

La force de la France elle sera immense
Défiant à jamais et l'espace et le temps
Le jour où j'entendrai reprendre ma romance
Dans la réalité de la foule chantant

Nous ne voulons plus de guerre
Nous ne voulons plus de sang
Halte aux armes nucléaires
Halte à la course au néant
Devant tous les peuples frères
Qui s'en porteront garants
Déclarons la paix sur terre
Unilatéralement


Quand aux engagements politiques, on n'est pas obligés d'avoir les mêmes idées pour apprécier la valeur des mots...

Et si vous voulez en lire un peu plus : http://fr.lyrics-copy.com/jean-ferrat.htm


09.03.2010

Merci !!!

En ce jour du lendemain de la journée de la femme, j'ai envie d'honorer celle qui m'a accompagnée tambour battant depuis trois jours, qui m'a épaulée stoïquement, sans se  plaindre, quelle que soit l'heure, de jour comme de nuit, oui, une vraie bénédiction pour moi en ce temps de gastro-entérite de Léandre, je rends donc hommage à...

ma machine à laver le linge ! Lave-linge, ô  magnifique invention qui a révolutionné la vie de tant de femmes...

Voilà, c'était la pensée du jour ! (faut qu'jfasses gaffe d'n' pas me transformer en M. Vendetta !).

02.03.2010

des quais aux loups garou

La transition peut surprendre, elle a en effet été déconcertante et dépaysante.

Ce WE était dédié à l'amitié et c'est avec joie que nous nous sommes retrouvés à 14 aux longs vallons. Après un joyeux apéritif, nous sommes partis pleins d'entrains aux Quais Ouest (et moi plus que tout autre, car j'avais le bienheureux souvenir de l'enterrement de vie de JF d'Emeline). Dans mes souvenirs, c'était cher le plat, mais on payait aussi une bonne animation et donc une chouette soirée en perspective. Le souci est qu'entre temps, ils ont changé d'animateur !

Nous entrâmes donc face à un concert karaoké de Johnny Hallyday, version papi mougeot. Après s'être fait décatir les oreilles par ce chanteur non reconnu à sa propre valeur (beuark), nous eûmes droit à un magnifique spectacle de danse quelque peu décousu et longuet qui a eut un effet soporifique sur bien des convives pourtant de bon allant au début. Enfin, pour nous sortir de cette langueur qui nous avait envahis, le trublion de la soirée nous a réjouis avec un nouveau tour de karaoké où les pires moments de la nouvelle star se sont enchaînés les uns après les autres pour nous abandonner pantois de stupeur et de dégoût (et ce ne sont pas les commentaires laissés sur facebook qui me démentiront). Sans compter que notre animateur préféré y allait de ses petites réflexions pourries qui cassaient le reste d'ambiance qui tentait de subsister malgré lui. La musique par la suite a été dans la même veine, à croire que Monsieur avait un RV à minuit et qu'il voulait que les clients déguerpissent au plus vite. 

Heureusement, tout à la joie de se voir, cela n'a qu'en partie entamé notre allant et il nous restera le souvenir ironique de cette "sacrée soirée". Le lendemain, petit déj  tous ensemble chez Aurélie et Guillaume, puis, tempête oblige, nous avons troqué nos chaussures de randonnées contre un jeu de carte fort sympa nommé "Loup garou" qui nous a tenus dans une ambiance enlevée plusieurs heures durant. Enfin, pique-nique  bien mérité après tant de villageois sacrifiés. Longue route oblige, nous sommes partis vers 16h, mais l'après midi semblait loin d'être terminée et il a été dur pour nous de quitter tout le monde... 

Encore une fois, merci aux organisateurs pour leur talent et hospitalité. On a hâte de revoir tout le monde et de remettre ça (mais pas aux QO).

23.02.2010

9 télécom, le retour.

On dirait un mauvais film, avec pour thème, qui lâchera l'affaire !

Près de trois ans après nos premiers combats contre ce fournisseur qui avait arrêté de nous fournir (pour faire court), reprise des hostilités. Cette fois, c'est un huissier de Rouen qui nous a contacté ! Pour ceux qui ne sont pas au courant, voir "le GRRRR du jour" d'il y a près de deux ans. Hé oui, près de deux ans sans ces maudits courrier qui me mettaient les nerfs en pelote et me donnaient  envie de taper sur toutes les pub de téléphonie.

J'ai grande envie de porter plainte contre harcèlement.  Ma colère d'hier a fini par s'estomper, juste une grande fatigue de ce rouleau compresseur administratif dont la surdité m'épuise. Il n'y a donc aucun humain dans ce système où tout n'est que lettres-type sans aucune analyse des faits ? Ils n'ont donc personne qui regarde les pièces envoyées ? Et que font les huissiers exactement, ils relancent les gens pour payer sans vérifier la justice de leur action ? Ils n'ont donc aucun dossier de fourni ? ou ils ne les consultent pas ?   Bon, on ne craint pas grand chose, je pense. Au pire nous paierons les 120 euros réclamés. Mais le principe est révoltant, nous avons payé nos factures jusqu'à la panne, nous les avons contactés plusieurs fois sur leur ligne surtaxées, nous avions acheté la 9 box, nous avons dû pallier au manque de téléphone par maints achats de recharges téléphoniques, je me suis fait raccrocher au nez plus d'une fois, nous avons envoyé plusieurs courriers dont certains enrecommandés et ils osent se plaindre d'être lésés ! Mais y a t-il une intelligence humaine dans cette box ou tout n'est-il donc que rouages et dysfonctionnements avec protocoles de réactions associés à des lettres types ?

Triste impression que d'être un Don Quichotte parti en croisade contre des moulins à vent...  Payer pour la tranquilité ou se battre pour ce qui paraît juste...

15.02.2010

Au revoir...

Je souhaiterai parler de quelqu'un que j'ai, somme toute, peu connu. Pourtant, il était un de mes modèles en terme d'humain au sens noble du mot.

Outre une prestigieuse carrière qui lui a valu maintes médailles, de nombreuses récompenses dont la plus belle de toutes, je pense, celle de la reconnaissance des nombreuses vies qu'il a sauvées, j'ai aujourd'hui envie de vous parler de cet humain qui marquait par sa personalité.

Jamais je n'ai connu homme plus droit, plus intègre. Vu son grade (colonel), il devait se faire respecter et avait une autorité naturelle mais non écrasante. Au contraire, dans sa relation à l'autre, il savait faire abstraction de son environnement pour se focaliser uniquement sur son interlocuteur. Son regard était bienveillant avec, toujours, une lueur de gentillesse et d'humour qui mettaient en confiance. Il a su se faire apprécier de son corps d'armée mais également de son entourage.

Engagé volontaire à 18 ans dans l'armée, il est monté en grade comme certains montent à l'échelle, avec aisance, là où d'autres ont le vertige. Il s'est fait seul, mais sans doute doit-il beaucoup à son épouse qui lui a procuré amour, équilibre et le bonheur d'avoir trois adorables fils ; qui, je précise sont devenus depuis longtemps, d'heureux parents à leur tour. Une vie réussie, malheureusement terrassée par la maladie contre laquelle il aura lutté durant plus d'un an et demi, comme toujours avec courage et bravoure.

Cet homme, c'était mon oncle, mais c'était surtout un mari, un père et un grand père ( et un frère) parti trop tôt, pour tous. Je regrette de ne l'avoir pas mieux connu. L'éloignement géographique est malheureusement vecteur de "perte de vue" et l'on finit vite par ne se voir que dans les moments exceptionnels. Tristement douloureux, en l'occurence.

Il s'appelait Jacques,  c'était l'un des frères de ma maman. Ma peine est grande, mais comme souvent, elle fond encore plus lorsque je pense à la peine de l'entourage proche. J'ai pu sécher quelques-unes des larmes de ma mère, serrer l'un de mes cousins dans mes bras, tenter de dire des mots de réconfort à son épouse. Mais au quotidien, ils sont seuls avec leur chagrin et c'est dur d'être impuissants à la douleur des autres, qui sont loin, que l'on aime et que l'on ne connaît pas assez néanmoins pour justifier de s'immiscer dans leur vies sous couvert d'être solidaire.

Au chagrin était mêlé un sentiment de honte le jour de son enterrement. Honte de l'avoir aussi peu souvent vu, honte d'être un peu heureuse et fière de découvrir ces petits cousins que je n'ai vus que 3-4 fois dans ma vie pour certains, jamais pour d'autres, de revoir oncles, tantes, cousins et cousines.

Je souhaite que la prochaine réunion de famille se fasse par le biaisd'un heureux évènement, que nous puissions nous voir avec bonheur, que le sourire soit de mise. Malheureusement, losque ce jour viendra, notre humeur sera également mitigée, car tu auras beau être dans nos coeurs, ta présence tranquille, rassurante et bienveillante nous manquera, Jacques.

A Dieu, Jacques. Tes dernières paroles étaient de de remercier la Vie, mais c'est nous qui te remercions d'avoir été toi et d'avoir fait partie de la notre.

03.02.2010

FELICITATIONS

Beaucoup de bonheur à Rico et Céline pour leurs petites louloutes qui ont pointé leur nez en ce frileux mois de Janvier, Les mêmes souhaits à Mickaël et Alexandra qui ont également eut des jumelles et du bonheur également à Hélène et Guillaume qui ont également eut une louloute. Wahou il va falloir m'expliquer vos recettes, car moi, ils ont systématiquement un service trois pièces !

En tout cas, plein de belles choses à ces petites louloutes qui ont bien de la chance d'avoir ces parents-là, et un clin d'oeil  à Emeline et Sébastien qui attendent, devinez quoi ?

 

 

Une fille !